La pétition lancée en février 2017

Pétition pour la transparence sur les pesticides présents dans les produits alimentaires

À l’attention : des pouvoirs publics, distributeurs et producteurs du secteur agro-alimentaire en France

Nous, citoyens, consommateurs, exigeons de connaître la teneur en pesticides de nos aliments.

Par chacun de nos achats, nous influons sur l’offre de produits qui nous est proposée.

En signant cette pétition, nous pouvons espérer que notre demande de transparence sur la teneur en pesticides des aliments ait une place dans le débat public.

CONSTAT

1. Nous, citoyens, consommateurs, qui nous attablons au moins trois fois par jour, nous sommes régulièrement alertés sur la présence de pesticides dans notre alimentation quotidienne. Cela aussi bien par les pouvoirs publics que par des ONG [1].

2. Éplucher les fruits et légumes ne semble pas suffire à les débarrasser des pesticides, qui sont également présents dans toute la chair [2].

3. Les substances composant les pesticides, bien que leur présence dans notre alimentation fasse l’objet de règles strictes, sont bel et bien des produits toxiques [3].

4. Les effets cocktail potentiellement nocifs entre les différentes molécules actives des pesticides ou avec leurs synergisants [4] sont encore trop peu étudiés mais pourtant réels [5].
Plus de 9 Français sur 10 (92,8 %) souhaitent que l’utilisation de pesticides dangereux soit signalée par un affichage sur les produits alimentaires concernés [6].
Réalisons notre souhait en signant cette pétition !
Plus grand sera le nombre de signatures, plus légitime sera cette pétition pour lancer la réflexion, provoquer le débat et trouver des réponses concrètes et utiles pour les consommateurs.
APPEL

L’omniprésence et les potentiels dangers des pesticides prennent toujours plus de place dans le débat public. Les pouvoirs publics en sont conscients [7] et des ONG lancent des campagnes de sensibilisation [8]. Cependant, l’information directe des consommateurs est inexistante.
En signant cette pétition, nous souhaitons :

– que l’ensemble des pesticides présents dans les produits alimentaires soit indiqué aux consommateurs ;

– demander aux pouvoirs publics, aux producteurs et aux distributeurs qu’ils prennent les mesures nécessaires pour nous informer en toute transparence.
Nous voulons savoir ce que nous mangeons !
MOYENS

Les professionnels, pouvoirs publics et associations sont les plus à même de proposer comment rendre effectif ce souhait de transparence. Voici quelques pistes envisageables :

– en fournissant la liste des substances (d’origine chimique ou naturelle ; molécules actives des pesticides et synergisants) sur l’emballage, sur des étiquettes de lot pour les aliments vendus en vrac, et/ou via le code barre ou un flash code qui pourrait contenir un lien direct vers la fiche E-Phy d’une substance active, par exemple, ou encore vers son profil agritox ;
– sous forme d’une information concise, en indiquant le nombre de substances au-dessus de la limite de détection, classées par dangerosité (selon la Classification des pesticides selon leur dangerosité (2009) produite par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)) ;
– dans le cas où les substances contenues dans les pesticides seraient trop difficiles à identifier, en rendant disponible la liste de l’ensemble des substances utilisées tout au long du processus de production et de distribution.
DESTINATAIRES

Cette pétition est adressée :

– aux principaux candidats et partis dans le contexte des élections présidentielles et législatives ;
– aux pouvoirs publics (ministères et commissions parlementaires) car ils ont un rôle central à jouer pour relayer la volonté des citoyens ;
– aux principaux distributeurs (Intermarché, E. Leclerc, Carrefour, Super U, Auchan, Casino, Monoprix, Aldi, Lidl, Biocoop, Bio c’ Bon) ;
– à la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA).

Références :

[1] Les résidus quantifiables de pesticides et synergisants (molécules qui accroissent l’efficacité des molécules actives des pesticides) sont assez largement présents dans l’alimentation, comme le montrent les résultats des analyses publiées en 2016 par la direction du Ministère de l’Économie en charge de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF). Les enfants sont également exposés, comme le montre l’ANSES dans son rapport de septembre 2016 sur l’ « Étude de l’alimentation totale infantile ».
En outre,  des rapports récents ont attiré l’attention sur ce sujet, comme le rapport de Greenpeace sur les résidus de pesticides dans les pommes en Europe (2015), et l’étude sur les pesticides dans les muslis du petit-déjeuner de Générations futures (2016).

[2] C’est ce qu’indiquait en 2010 l’étude « Menus toxiques » publiée par Générations futures (cf. p. 27 de l’étude).

[3] Les résidus de pesticides listés par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) (cf. pp. 79 et s.) dans son rapport d’expertise collective « Actualisation des repères du PNNS : révision des repères de consommation alimentaires » (décembre 2016) sur les repères nutritionnels figurent parmi les substances classées (cf. pp. 19 et s.) comme dangereuses par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans sa Classification (2009).
Pour la plupart de ces résidus toxiques, c’est la dose qui fait le poison, et leur présence dans nos aliments est limitée par la réglementation.
En revanche, certains pesticides sont composés de perturbateurs endocriniens. Le cas de ces composés est plus préoccupant car ils sont apparus relativement récemment dans la recherche, le débat public, et donc la réglementation. Le problème est qu’ils peuvent être toxiques à des doses extrêmement faibles, comme l’indique l’ANSES.

[4] D’après le site de la DGCCRF, « un synergisant a la capacité d’augmenter l’activité de l’insecticide auquel il est associé et permet ainsi de diminuer les doses d’emploi de ce dernier. Son usage n’est pas interdit. »

[5] L’Institut national de la recherche agronomique (INRA) publiait en 2016 une étude démontrant expérimentalement un effet cocktail pour un mélange de pesticides trouvés dans l’alimentation humaine.

[6] Selon un sondage France Nature Environnement / CSA (publié jeudi 20 février 2014).

[7] Exemples :

  • le plan Écophyto II, défini en 2015 par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, vise une réduction du recours aux pesticides dans l’agriculture ;
  • l’ANSES est consciente de la présence dans l’alimentation des additifs et pesticides. Son rapport sur la révision des repères de consommation alimentaires (décembre 2016) appelle à une révision par les autorités européennes des doses journalières admissibles sur la base de l’évolution des habitudes alimentaires.

[8] Cf. la Course zéro pesticide de Greenpeace.

Voir la mise à jour de la pétition d’octobre 2017.

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